Monthly Archive for April, 2006

Quel(le) Camille?

Comment confondre un joyeux bureaucrate en deux étapes:

1) Prendre deux Camille avec des noms de famille très similaires, résidant à la même adresse dans le nord de la Suède.
2) Chaque Camille envoie une demande de bourse différente à la même Fondation.

Voici le résultat garanti après un mois de brassage de papier, vous recevrez un message tel que:

Message envoyé à mon adresse camille [a] guchmu.com

Dear Camille Ouellette,

We have just received your letter of April 11th with a copy of your acceptance letter from Lund University.

I am writing because we have an application from Camille Moussette in Umea, and presume you are the same person even though the name Ouellette does not appear in your documentation.

In your letter you also refer to yourself as an applicant to the Canadian Institute for Nordic Studies Graduate Scholarship 2005-06.

Please confirm that your correspondence is intended for the Canadian-Scandinavian Foundation, and tell us which surname you want to use.

Bijoux_1

Ça fait très longtemps que je n’ai pas écris sur le blogue et pour cause! J’ai travaillé pour finir mes premiers bijoux en sol suédois. Pour voir toutes les photos, cliquez sur la photo ci-jointe. Je sais que c’est un peu bizarre et que ça ne plaira pas à tout le monde. C’est assez moderne et contemporain surtout dans la forme et les matériaux. Pour l’ensemble des 3 colliers, le corps du bijoux est fait de fil à coudre et se termine par des tubes d’argent. Bon, pour ceux qui soupsonnent que j’ai pris de la drogue en faisant ça, il n’en est rien. J’ai seulement pensé que ces cordons entortillés de fil me faisait penser à un branchage. Avec l’ajout des pompoms en laine, ça fait un peu boutons en fleur sur branchage printanier.

Comme le fil ça me donnait plein d’idées, j’ai aussi fait des broches. Vous aurez sans doute compris que c’est un petit nid. Les oeufs ont été remplacés par des perles d’eau douce parce que c’est moins salissant si quand ça casse…

L’ensemble de colliers va se retrouver à la Galerie Noel Guyomarc’h au 137 Laurier Ouest à Montréal, si ça vous dit d’aller voir. C’est vraiment une cool galerie.

Bidulons un peu avec Camille…

Enfin un petit jeudi bien reposant, ou presque! La semaine a été bien exigeante avec toutes nos activités “ethnographiques” avec 80 étudiants du secondaire et un interview avec des étudiants chinois. Mais il reste à compiler et analyser toutes ces infos… Beau weekend en perspective.

Avant d’attaquer cette montagne de travail, j’ai décidé de prendre une journée de répit et biduler un peu avec des trucs électroniques. J’ai sorti mon vieux Basic Stamp et un petit écran LCD. J’ai passé une bonne partie de la journée à essayer de faire communiquer le matériel Basic Stamp avec Flash via le port série. Ca s’annoncait bien facile à première vue, mais j’en ai sacré un coup. Tout est bien qui finit vient, ca fonctionne maitenant. Ce n’est pas la solution la plus directe, mais ca marche:

Flash –> Serveur port série sous OSX –> Adapteur USB – port série –> Basic stamp –> LCD

Pour l’instant, j’ai seulement monté un petit peu de code pour afficher sur l’écran LCD les coordonnées et la vitesse du curseur dans Flash. Maintenant, je vais pouvoir passer à des applications plus pertinentes et intéressantes: contrôler des composantes hardware via Flash (CNC maison, robot, etc), utiliser Flash pour visualiser les données produites par divers senseurs, etc… Des heures et des heures de plaisir en perspective!

Windows sur un Mac…


C’est maintenant officiel et totalemet légal. Les nouveaux Mac Intel peuvent booter Windows en mode natif.

www.apple.com/macosx/bootcamp

Ethnographie et Design participatif


“Design is about people”

J’entends cette phrase de plus en plus depuis quelques mois. Et plus j’y pense, plus je réalise que c’est vraiment l’essence du Design: répondre aux attentes des usagers et des clients, faciliter les tâches des usagers, supporter et agrémenter les experiences des utilisateurs. Comment designer un système ou un produit sans connaître ses divers acteurs? Je dirais que c’est impossible voir inutile.

Cette session, notre projet principal nous fait explorer l’ethnographie et le design participatif. Tout ca est très nouveau pour moi, et je dirais que la situation est assez similaire présentement pour la majorité des designers et compagnies. Qu’est-ce que l’ethnographie au juste, et comment c’est relié au monde du design?

Wikipedia nous offre cette définition:
Le mot, composé du préfixe ethno-, (dérivé du grec έθνος, proprement « toute classe d’êtres d’origine ou de condition commune ») et du suffixe -graphie (emprunté au grec γράφειν « écrire »), signifie littéralement « description des peuples ».

L’ethnographie vient donc aider les designers à mieux comprendre les gens, les expériences, leur façons de faire et leur façons de vivre. Ca semble plus facile à dire qu’à faire. Observer et synthétiser les us et coutumes des gens constitue tout un défi pour plusieurs raisons. Est-il possible d’observer sans perturber? Comment évaluer des situations qui nous sont étrangères ou incomprenables? Quels sont les informations pertinentes quand les objectifs sont inconnus? Et il y en a bien d’autres.

Mais bon, disons que l’ethnographie nous offre quelques opportunités de mieux connaître les usagers. Alors quoi faire de ces nouvelles connaissances des gens? Comment relier le tout au processus de design de manière cohérente pour un projet concret? Pas facile du tout… Évidemment, il n’y a pas de réponses fixes et simples à ceci. C’est un peu l’essence de notre projet actuel: nous faire explorer le point de rencontre entre l’ethnographie et le design.

Cette semaine, nous avons été introduits aux notions et méthodes de Design Participatif. Ces actitivités structurées et planifiées en collaboration avec des usagers offrent différentes opportunités pour mieux comprendre les usagers. Les usagers passent d’une situation passive à un rôle actif direct dans le processus de design. Il ne s’agit plus de seulement répondre aux critères ergonomiques et d’utilisabilité, les usagers sont intrinsèquement impliqués dans le projet.

Nous en sommes à nos balbutiments avec le design participatif. Nos premières tentatives d’exercices sont assez difficiles je dirais. C’est drôlement plus diffcile et complexe de considérer des personnes (et tout ce qui va avec) dans le processus de design, que de les considérer uniquement comme clients/usagers finaux de nos produits ou services. Comme je le mentionnais au début, “it’s all about people…”

Hiver éternel

Blanche neige, neige blanche, gel, dégel, regel, re-re-gel. L’hiver n’en finit plus ici. Depuis deux grosses semaines, nous avons droit à plusieurs dizaines de centimètres de nouvelle neige, froid inclus. Les déneigeuses et grattes de la ville s’activent sans répis pour garder les rues et pistes cyclables propres à la circulation. Les déplacements en vélo prennent 50% plus de temps à cause de toute cette neige. Les bancs de neige grandissent à vue d’oeil et les flaques de slush deviennent des vrais lac le jour venu.

Cet hiver éternel ne fait pas plaisir à tout le monde. Moi je suis bien ravi de me taper quelques sorties de ski de fond supplémentaires, mais Camillette en a plein son bonnet de laine je crois. C’est un peu cascade pour rouler en vélo, ca ressemble à du vélo de montagne avec de la neige au lieu de la bouette. Il faut bien choisir sa ligne, sinon ca ne passe pas ou c’est trop épuisant.

Mais le soleil est souvent de la partie (quand il ne neige pas) et les journées sont malgré tout bien agréables. Avec le changement d’heure, il fait clair jusqu’à 20h00 environ. Ca fait toute une différence par rapport à décembre dernier. J’ai pu trouver un petit proverbe suédois qui montre bien l’optimisme des gens du pays!

“Det finns inga dåliga väder bara dåliga kläder.” => “There is no bad weather only bad clothing.”