Jour 3: Trebbio – Pintura di Bolognola

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Une longue journée qui commence avec une belle montée (rien de neuf à ce niveau). Nous quittons la vallée et le lac Fiastra pour nous diriger vers la section nord du parc national. Il vente fort mais il ne pleut pas. Suite à la montée sur les hautes collines, nous entrons dans une sympathique forêt de chênes, où apparemment gambadent et baignent dans la bouette de joyeux sangliers. Malheureusement pour nous, aucun signe de vie animal de ce genre. Un petit arrêt sur le bord d’un ruisseau, avec des tartines au Nutella (remède contre les sandwich au prosciutto) nous permet de reprendre des forces avant la montée finale de la journée. Une fois à la jonction du monastère, la route gagne plusieurs degrés en inclinaison. Nos mollets sont chauds et Camillette dite la “petite Fiat” bat le pas de la montée avec le gros sac-à-dos. Rendu à 1400 mètres, nous atteignons le haut plateau et une route de 4×4. Fiaouf, elle était bonne cette montée. Le vent fort nous rafraîchi beaucoup. Quelques kilomètres plus loin, nous prenons un lunch rapide car les nuages arrivent à toute allure. Ce ne sont que des nuages, mais ils ont un air très menaçant. Quelques minutes après, les nuages nous attaquent de plein de fouet et la visibilité tombe à quelques mètres seulement. Le ciel nous est tombé sur la tête, vraiment.

La route sur le haut plateau se termine après une bonne heure de marche soutenue. Nous rejoignons le bitume que nous suivons sur quelques kilomètres. La vue des monts Sibillini est magnifique. Les hauts sommets sont enneigés et la vallée de Bolognola se trouve à 1100 mètres juste en dessus de nous. Le sentier fait un dernier détour par la forêt avant d’arriver à notre destination du jour. Lors des 15 dernières minutes, un fort brouillard nous englobe complètement. Marcher dans la forêt était magique et à la fois inquiétant, comme la forêt Fangorn du Seigneur des Anneaux.

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La nuitée à Pintura di Bolognola a été un peu spéciale: nous étions les seuls clients d’une grosse auberge de colonie de vacances ouverte seulement l’hiver. La patronne nous a bien reçu malgré le fait qu’il n’y avait pas de chauffage dans l’immeuble. Nous avons passé la soirée à jouer au Monopoly version Europa devant le foyer de la grande salle de réception. Encore une fois, le souper a été remarquable avec du poulet piquant et un plat de tagliatelles al-fughi de la madame. Nous avons été très réjouis également de voir tant de fruits dans cet établissement au beau milieu d’un village saisonnier fantôme. Miam :-) Malgré le manque de chauffage, la nuit fut confortable et bien reposante.