Waltham et la “belle” banlieue de Boston

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Je suis de retour à Montréal après une grande semaine passée à Waltham aux États-Unis. Waltham est une ville en banlieue de Boston, assez inconnue et qui mérite à rester ainsi. Je me suis rendu là-bas pour assister à un congrès académique sur des sujets connexes à mon doctorat. Le congrès a été ok, mais bordel que la place est moche. C’est littéralement l’équivalent de passer une semaine au Carrefour Laval. L’hôtel est entouré de 6 autres hotels tous quasi identiques, seulement le logo ou le programme de fidélité change. À 300 mètres, l’autoroute et un chantier de construction assurent un environnement relaxant et calme (sacarsme ici). Au loin, un Costco et un immense Home Depot meublent l’arrière pays. Bref, totalement bucolique. La suprématie de l’automobile et de la consommation en pleine figure. Pafff! Ça faisait un brin que je n’y avais pas goûté, et disons que je m’en passais très bien.

Il reste que le séjour a été agréable à d’autres égards. Ma mère m’a accompagné, question de passer du temps avec son fils si loin et si peu souvent présent. Nous avons pu jaser, cuisiner, discuter et écouter les tribulations politiques américaines ensemble pendant toute une semaine. Nous avons aussi visité Boston et un ami à moi qui travaille là-bas. Après une grande marche et une tournée des libraires, nous avons dégusté un festin dans le quartier chinois. C’était tout à fait délectable chez Gourmet Dumpling House. C’était plein à craquer, mais ça valait totalement l’attente.

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Somme toute, Waltham n’est pas totalement dépourvue d’attraits touristiques. Un grand boisé de chêne se trouvait relativement prêt de notre hôtel et nous avons pu marcher et découvrir les environs. Nous y avons découvert certaines anomalies: une borne-fontaine en pleine forêt et une tour de communication digne de Star Wars. Le centre-ville est plus chaleureux aussi avec ses petits liquor stores, commerces et grand parkings. Encore là, c’est la prédominance de l’automobile et les distances non-piétonnières qui frappent. On dirait bien que mes quelques années en europe m’ont fait oublié certains éléments de la réalité nord-américaine.

Maintenant à Montréal pour 8-9 jours (peut-être plus), je peux oublier la banlieue bostonienne et son béton. Je dois me rendre à Ottawa pour finaliser mes paperasseries administratives pour mon visa britannique. La joie, la joie! Au moins j’ai mon vélo de route ici et je peux m’évader en faisant quelques montées Camillien-Houde. Ce n’est pas Majorque, mais ça fait du bien aux jambes et au moral!