Archive for the 'Islande' Category

L’Islande à vélo

Et bien, le voilà déjà parti! De bon matin, Mr. Moussette a chaussé ses chaussures de vélo pour partir à la conquête des terres inconnues de l’Islande (quand même connues un peu…). Avec ses deux poches remplies de victuailles, et d’équipement de top sportif, il a enfourché son vélo tout heureux. Et c’est à ce moment qu’il a déclaré: «sacrament c’est ben lourd!». Souhaitons-lui du beau temps et pas trop de vent de face. Vas-y mon Camille, t’es capable!
Bisouxxx ta Camillette

Laugavegur, une semaine de paradis sur terre

Ça fait déjà plus de 36 heures que je suis de retour à Akureyri, mais je suis encore bien euphorique. Les derniers jours passés dans le sud-ouest du pays ont été tout à fait féeriques. La randonnée Laugavegur m’a totalement envoûté avec ses sentiers et paysages digne de la plus grosse boîte de crayons couleur Prismacolor.

La Laugavegur est une randonnée de plusieurs jours entre la région Landmannalaugar et la vallée glaciaire de Þórsmörk. 55km de sentiers traversant des paysages très différents mais tous exceptionnels. Champs de lave, sources thermales, formations rocheuses hallucinantes, canyons et chutes vertigineuses, plateaux désertiques et calottes glaciaires, ce coin de pays est un large buffet naturel tant pour le corps que pour l’esprit.

Cette longue randonnée est probablement la plus belle d’Islande et possiblement parmi les plus belles sur la planète (pas juste moi, selon plusieurs sources aussi). Le niveau de difficulté est bien raisonnable et les multiples refuges parsemant le parcours rendent le séjour quasi luxueux. La météo est réputée très difficile et extrêmement changeante, comme un peu partout en Islande d’ailleurs.

Mon petit périple a commencé par la route Sprengisandur traversant l’intérieur du pays. Dix heures de bus sur routes F (routes de montagne) à se faire brasser le GoreTex, bien entassé avec moult touristes et cyclistes à la recherche d’aventures. Les champs désertiques s’enchaînent les uns après les autres, difficile de dire si c’est beau ou pas. Malgré les précipitations abondantes, peu de verdure ose s’installer dans cet environnement assez hostile. La route du Sprengisandur aboutie à Landmannalaugar, une région très unique et visuellement spéciale. Les montagnes jaunes de rhyolite côtoient de vastes champs de lave noire. C’est contrasté et doux à la fois, un peu comme du rock progressif en langage visuel. Mélancolique mais agressif à la fois. Une merveilleuse source thermale se trouve à 200 mètres du refuge. Le fond rocheux du ruisseau est plus chaud que l’eau, il faut donc ne pas rester trop longtemps assis au même endroit au risque de se faire brûler le fond de maillot de bain! Mais bon, il est difficile de demander mieux comme camp de base. Arrosé, du dernier Harry Potter, mon paradis sur terre commençait drôlement bien.

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Le lendemain, j’ai rejoint mon groupe de compatriotes randonneurs en provenance de Reykjavik. Pour des raisons de sécurité et de logistiques (refuges et transport), j’ai choisi de faire la randonnée avec un groupe du club de plein air islandais. C’est la haute saison et tout est quasi booké depuis des mois pour cette randonnée de plus en plus populaire. J’avoue que cet encadrement est à la limite du luxe, mais étant seul, c’était une de mes seules options raisonnables. Donc, nous avons amorcé la randonnée juste après le dîner, en direction plein sud. La météo était parfaite, frais et gros ciel bleu. Nous avons mis 6 heures de marche pour rejoindre le premier refuge. En soirée, vu les conditions climatiques exceptionnelles, nous avons gravi un sommet tout proche pour admirer le coucher du soleil.

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Le matin suivant, dame Nature nous a offert un bon brouillard dense et un facteur vent bien considérable. En fait, nous étions dans les nuages avec nos 1000 mètres d’altitude. Nous avons entamé la route, armés de nos armures microfibriennes et capuchonnés en guerrier du plein air. Le sentier nous a mené à des endroits vraiment impressionnants, par contre la fine pluie horizontale et le fort vent nous martelaient constamment. J’avais les mains complètement détrempées et gelées. La nature islandaise ne pardonne pas. Plusieurs randonneurs imprudents et possiblement un peu trop téméraires ont perdu la vie sur cette randonnée, suite à d’intenses brouillards et tempêtes impromptues. Bien préparé et avec un jugement clair, les risques sont bien modérés. Il faut seulement ne pas forcer la note quand la météo fait des siennes. Une fois descendu dans la grande vallée du lac Alftavatn, la pluie a cessé et nous avons pu apprécier la fin de l’après-midi en progressant à travers les magnifiques collines vertes environnantes.

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Samedi, la route consistait en la traversée de la région d’Emstrur avec ses petites plaines désertiques noires. Comme la météo était radieuse, nous avons allongé notre route avec un détour vers le glacier Myrdalsjökul. C’est en marchant aux pieds de ses géants de glace que l’on apprécie vraiment leur grandeur et leur force. Les montagnes de roche se font littéralement tailler et broyer par ces masses de glace. Comme la majorité des glaciers de notre planète, le Myrdalsjökul recule à vitesse grand V. Notre guide nous a indiqué que certaines chutes actuellement situées 500 mètres du glacier n’existaient tout simplement pas il y a une dizaine d’année.

La dernière journée de route nous a réservé quelques belles surprises. L’arrivée vers la vallée de Þórsmörk est vraiment magnifique. Une bonne traverse à gué jonche la dernière section du parcours. Je peux vous dire que de l’eau des glaciers jusqu’en haut des genoux, ça rafraîchit les mollets! Une fois rendu à Þórsmörk, la vallée s’ouvre d’un côté vers le glacier et de l’autre vers l’océan lointain. Les formations rocheuses au sud sont également très particulières. Les coulées de lave sur le glacier ont (jadis) formé des aiguilles et cavernes entortillées et très acrobatiques. Comme dernier souper, nous avons eu droit à un excellent BBQ d’agneau local suivi d’une veillée populaire avec les nombreux campeurs islandais. Le Verlsunarmannahelgin est un long weekend férié où tous les insulaires partent en camping pour chanter et boire.

Lundi matin, nous avons quelques heures pour explorer la route Fimmvörduhals, qui se rend au village côtier de Skogar via un haut col entre les glaciers. En deux heures, cinq d’entre nous avons gravi la route jusque qu’au début du col alpin. Deux collègues ont poursuivi la route pendant que nous rebroussions chemin. Quelques heures de route en gros autobus tout-terrain et 40 minutes de vol plus tard, j’étais de retour à Akureyri, à faire le bise à Camillette. Quelle belle semaine de randonnée à travers ces paysages époustouflants. Je m’en souviendrai longtemps de ces 6 jours en Islande!

Les photos sont dans l’album Landmannalaugar-Þórsmörk

Voyage avec la famille

De quoi rêve-on lorsque l’on est loin de son pays et de ceux que l’on aime? De voir débarquer une partie de sa famille pour sa fête et pour passer les vacances! C’est ce à quoi j’ai eu droit pour ma fête cette année et c’était le plus beau cadeau! Ma maman, les beaux-parents ainsi que le parrain de Camille sont venus nous visiter en Islande (faut le faire quand même…) pour passer 2 semaines avec nous. Camille et moi on est parti de notre ville du nord vers Reykjavik pour aller chercher la visite. Nous avons passé quelques jours dans la capitale. C’était notre première visite. Reykjavik la belle et…la moins belle. Disons qu’il y a des quartiers plus beaux que d’autres. C’est tout de même joli en général. De toute façon, on ne peut pas dire que l’on vient en Islande pour les villes. Cependant, on y vient pour les extraordinaires paysages que cette mystérieuse île volcanique nous offre. Le sud nous a réservé de belles surprises. Sur notre chemin : Geysir et Gullfoss, des geysers qui crachent une eau chaude s’élevant jusqu’à vingt mètres dans les airs et une chute d’où l’eau s’écoule avec une puissance impressionnante. À Snaefellsnes, une plage sans fin de sable noir d’où on voit émerger un rocher protégeant les macareux. Montagnes et glaciers du parc national de Skaftafell côtoient d’immenses plaines d’un vert presque fluo. On a aussi bien mangé et bu, ce qui est toujours agréable en bonne compagnie. Je conclu par ce qui suit : Islande Été 2007 = méchante bonne idée finalement!

50% plus de photos

En attendant les textes complets, voici les derniers albums photos des récentes aventures islandaises:

Le sud de l’Islande avec la famille, du 28 juin au 12 juillet.

Le lac Myvatn, mettant en vedette Annie et Pierre du Québec, 22 juillet.

Bolide à trois roues

bolide à trois rouesC’est aujourd’hui que j’ai reçu ma remorque polonaise, yééééééé!!!! Elle est arrivée bien vite de sa chère Pologne natale (7 jours seulement). Pour faire une histoire courte, mon vieux vélo de montagne n’a aucun point d’attache pour recevoir des porte-bagages. Je n’aimais pas trop l’idée d’essayer de patenter des oeillets fait maison ou de dénicher un soudeur bidouilleux, donc je me suis remis à l’option d’acheter une remorque pour transporter mes bagages.

En fouillant un peu en ligne, j’ai déniché une nouvelle remorque qui semblait fort intéressante et relativement abordable: l’extrawheel. Je connaissais bien les remorques B.O.B., mais leur prix est exorbitant en Europe, en plus d’être assez volumineux côté transport. Comme l’extrawheel est très récente (sur le marché depuis quelques mois seulement), c’est un peu à l’aveugle que j’ai décidé de passer ma commande. Advienne que pourra, il me faut quelque chose de toute façon si je veux partir en cyclotourisme.

Et bien, je ne suis pas déçu du tout. La remorque est, à première vue, très bien pensée et construite. Le système d’attache semble bien feluette (délicat) à priori, mais s’avère bien solide et fiable une fois mis sous tension. Mis à part les 160$ de taxes et douanes que j’ai dû payer en supplément au bureau de poste, je suis totalement comblé. Il reste à voir comment le tout se comportera une fois chargé et avec un grand vent latéral, mais ça c’est pour plus tard.

Voici un petit vidéo des premiers tours de roue de l’extrawheel avec ma vieille picouille Specialized!

Passif ou paresseux

Ces derniers temps, camillette et moi avons écrit bien peu sur ce petit blog personnel. Je ne sais pas si c’est un signe de lâcheté, le fait que nous sommes sur la go souvent, ou bien quoi, mais nous essaierons de ravigoter ce carnet électronique d’ici peu. Peut-être que notre situation géographique assez nordique fait en sorte que nous fonctionnons au ralenti, à concentrer nos énergies aux activitées de survie en milieu frette… J’en doute un peu car nous sommes toujours bien actifs et nos escapades en ce début d’été sont nombreuses et trépidantes.

Donc attachez vos speedos avec de la broche à poule, nous vous communiquerons sous peu nos dernières aventures en un gros geyser bien islandais.

Mais où est la trail bordel?

Hier, nous nous sommes lancé à l’assaut de la rive est d’Akureyri. La petite carte que nous avions achetée à l’office touristique mentionnait “An easy trail” sur 9km et 560m de dénivellé. Le temps était radieux et malgré une traversée du fjord peu pitoresque (marche le long de la route nationale), nous étions bien enjoués d’affronter la petite piste du Geldingsárskarð. La petite randonnée s’est vite transformée en épreuve sérieuse d’orienteering. Nous avons passé les deux premières heures à essayer de trouver le cher sentier indiqué sur la carte. Nous avons fini par nous diriger vers le sommet par la route la plus accessible et plausible, à longer les façades rocheuses et en suivant les crottes de moutons. Les bêtes herbivores semblaient bien surprises de nous voir errer dans leur paturage alpin.

Donc, après 3 heures et demi de marche, les pieds trempés (c’est toujours la fonte des neiges ici), encore loin du sommet et sans trop savoir où nous étions, nous avons tourné de bord et pris le chemin du retour. Malgré le peu ou plutôt l’absence totale d’indications pour le sentier, nous nous sommes bien amusés quand même. Lors de notre descente, nous avons croisés quelques résidents à qui nous avons demandé des précisions pour les sentiers. Ils nous ont répondu avec un gros sourire que les trails n’étaient pas marquées dans cette région d’Akureyri! C’est toujours bon à savoir…

Vous pouvez voir quelques photos dans l’album Autour d’Akureyri

Akureyri, Islande

Nous sommes bel et bien arrivés en Islande depuis lundi matin. Notre résidence d’été (3 mois) est en plein coeur d’Akureyri, capitale du nord de l’île. Akureyri est une petite ville (moins de 20 000 habitants) mais c’est fort charmant et sympatique. La ville est située dans le fond d’un large fjord bordé de sommets encore enneigés. Question logement, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre (le tout planifié via courriel, sans photos), mais nous sommes plus que comblés avec notre rez-de-chaussé au Oddeyrargata 8. Il s’agit d’une petite maison vieilllote, charmante et tout, à 1 min du centre de la ville. Ca craque de partout et les trucs sont vieux, mais c’est bien parfait pour nous. Nous préférons cet authentique cachet islandais au tour d’apartements en béton. C’est tout meublé, équipé et prêt à vivre, nous aurions pas pu demander mieux pour notre séjour ici.

Ce sera un été fabuleux je crois. Camillette va pouvoir se dédier à fond pour la rédaction de son mémoire. La bibliothèque municipale est à 30 secondes à pied de notre porte. Pour ma part, je tenterai de profiter au maximum de la vie cet été. Je compte bien me reposer, gosser quelques bidules électroniques, lire et profiter de la grande nature islandaise. La navette entre l’aéroport Keflavik et Reykjavik m’a un peu ‘turné off’ avec ses long boulevards ruraux en construction. Par contre, ce que j’ai pu voir d’Akureyri et de ses alentours m’a complètement soulagé et ca fait un bon 48 heures que je n’arrête pas de constamment m’exclamer devant les vues sur le fjord et les montagnes dès que nous mettons le nez dehors. En gros, ca ressemble à un mix entre les rocheuses canadiennes et le fjord du saguenay ou charlevoix. Mélangez Jasper et Baie St-Paul, ça donne Akureyri!

Je compte bien mettre à jour ce blog régulièrement avec nos dernières aventures en Islande. Les premières photos sont dans l’album photo Destination Akureyri.

Voici nos coordonnées pour nous rejoindre cet été:

Camille et Camille
Oddeyrargata 8
600 Akureyri
Iceland

Nous avons un numéro de mobile islandais: +354 857 1675
Mais nos numéros suédois fonctionnent toujours (on risque de vous couper la parole souvent étant donné les tarifs exhorbitant). Autrement, nous avons l’internet haute-vitesse dans notre logement, vous pouvez nous contacter via iChat ou Skype. L’islande est dans le fuseau horaire UTC, donc +4 heures par rapport à Montréal.